Ne quittons pas notre assemblée

« Ne quittons pas notre assemblée »

L’assemblée, l’église, le temple, au milieu de vous, le rassemblement, les réunions, la réunion

Retrouver la paix avec Dieu…

C’est parce qu’aujourd’hui nous avons enfin retrouvé la paix avec Dieu, que nous désirons à notre tour partager avec vous ce qui nous a permis de la retrouver, cette paix.

Aujourd’hui il s’agit de ce sujet brûlant qui est de savoir si oui ou non nous pouvons quitter notre assemblée de la manière dont cela est prêché par les responsables religieux de l’endroit où nous allions, et cela quelque soit le nom que porte cette assemblée.

 

Une question tout d’abord :

 

« Selon l’Esprit des Écritures , est ce que « l’assemblée » dont-il est question dans les écritures est à associer avec le nom d’une assemblée-religieuse, comme l’assemblée Pentecôtiste, ou assemblée Adventiste, ou Protestante, ou Baptiste, ou Catholique, ou autre ? » 

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Voici le texte dont il est question :

25         N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

26         Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27         mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28         Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ;

29         de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?

 

Ce qui se dit en général lors de « prédications », c’est ceci : Ne quittez pas votre assemblée.

J’en veux pour preuve que c’est exactement ce qu’on nous a dit un jour, « mais aimablement bien entendu et au nom du Seigneur ». En somme ils ont dit ce qu’ils avaient déjà entendu et qui s’est gravé en eux.

Pourtant il est écrit : N’abandonnons pas notre assemblée. C’est-à-dire celle qui existe déjà, et ce depuis des temps immémoriaux.

 

Voici ce que l’on dit aussi de manière générale au croyant sur ce sujet, sous forme de menaces et de pressions, afin qu’il ne quitte pas le lieu dans lequel il avait pour habitude de se réunir avec d’autres :

–           Si vous abandonnez votre assemblée, c’est comme si c’était de manière volontaire que vous vous détournez de Dieu.

–           Si vous faites cela, il ne vous restera plus de sacrifice pour votre péché.

–           Vous êtes perdu sans qu’il y ait plus aucun espoir pour vous et vous n’avez plus qu’à attendre votre jugement…qui sera le feu qui dévorera tous les rebelles.

–           Si vous abandonnez votre assemblée, c’est comme si vous fouliez aux pieds le Fils de Dieu, profané le sang de l’Alliance et outragé l’Esprit de la Grâce.

 

Donc apparemment rien n’est vraiment faux, puisqu’il y a certains « mots » qui proviennent de l’Ecriture, sauf qu’ici le « n’abandonnons pas » a été transformé par « n’abandonnez pas » ou « ne quittez pas », ainsi que le « notre assemblée » par le « votre assemblée ». Et le tout, sous forme d’accusation qui conduit à la culpabilité du chrétien qui désire se retirer de ce lieu où il ne se reconnaît pas.

En effet dans le « n’abandonnons pas notre assemblée« , c’est Le Saint Esprit qui dans notre être intérieur, s’adresse à notre esprit et nous fait souvenir de quelle origine et de Qui nous sommes, c’est-à-dire des gens de la foi unis à d’autres qui sont aussi de la foi.

–           alors que dans le « ne quittez pas votre assemblée« , c’est un homme qui cherche à faire rester dans un édifice fait de pierres, celui qui désire se retirer de ce lieu en exerçant sur lui des pressions extérieures sous forme de menaces cachées, qui ne viennent pas de l’Esprit de Dieu, car ce n’est pas de cette manière qu’Il a jamais agi.

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Lisons maintenant ce que l’Ecriture dit à ce sujet dans la bible version Darby :

Hébreux 10 v 14 et 25 :

14         Car par une seule offrande il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

Puis :

25                  N’abandonnons pas le rassemblement de nous-mêmes, comme quelques-uns ont l’habitude de faire, mais nous exhortant l’un l’autre, et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher.

 

Je ne suis pas linguiste ni traducteur, mais j’ai appris par des spécialistes de la chose que le mot « rassemblement de nous-mêmes » est correctement traduit par Mr Darby, car il s’agit du mot episunagogué dans l’original.

Ce point étant posé, nous pouvons aller plus loin pour comprendre l’ensemble de la pensée générale, au lieu d’une seule phrase.

Voyons tout d’abord ceci :

Il a amené à la perfection -pour toujours-, ceux qui sont sanctifiés

De qui s’agit-il ?

Si on veut reprendre bien avant, il s’agit de tous ceux qui ont cru en Jésus-Christ, et qui, grâce à cette seule offrande, sont sanctifiés et amenés à la perfection.

Voyez de vous-mêmes que tout l’ensemble comporte beaucoup de gens, et que tout ce peuple ne peut absolument pas être représenté « physiquement », et déjà par le très grand nombre de ceux qui sont décédés.

Nous verrons cela plus loin dans le texte.

Voici maintenant tout le contexte qui est noté dans l’Ecriture, qui donnera le sens spirituel de ce fameux « rassemblement de nous-mêmes ».

 

11       1          Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

2          Pour l’avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable.

3          C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles.

4          C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn ; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes ; et c’est par elle qu’il parle encore, quoique mort.

5          C’est par la foi qu’Enoch fut enlevé pour qu’il ne vît point la mort, et qu’il ne parut plus parce que Dieu l’avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu’il était agréable à Dieu.

6          Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

7          C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille ; c’est par elle qu’il condamna le monde et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi.

8          C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait.

9          C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse.

10         Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur.

11         C’est par la foi que Sarah elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de Celui qui avait fait la promesse.

12         C’est pourquoi d’un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu’on ne peut compter.

13         C’est dans la foi qu’ils sont tous morts sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.

14         Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie.

15         S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner.

16         Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.

17-18     C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses et à qui il avait été dit : « En Isaac sera nommée pour toi une postérité ».

19         Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts ; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection.

20         C’est par la foi qu’Isaac bénit Jacob et Esaü, en vue des choses à venir.

21         C’est par la foi que Jacob, mourant, bénit chacun des fils de Joseph et qu’il adora, appuyé sur l’extrémité de son bâton.

22         C’est par la foi que Joseph, mourant, fit mention de la sortie des fils d’Israël et qu’il donna des ordres au sujet de ses os.

23         C’est par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne craignirent pas l’ordre du roi.

24-26     C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération.

27         C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible.

28         C’est par la foi qu’il fit la Pâque et l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur ne touchât pas aux premiers-nés des Israélites.

29         C’est par la foi qu’ils traversèrent la mer Rouge comme un lieu sec, tandis que les Egyptiens qui en firent la tentative furent engloutis.

30         C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept jours.

31         C’est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas avec les rebelles, parce qu’elle avait reçu les espions avec bienveillance.

32-34     Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères…

39-40     Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.

12       1-2        Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie et s’est assis à la droite du trône de Dieu…

                        Suite :

18-20     Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu ;

ni de la nuée,

ni des ténèbres,

ni de la tempête,

ni du retentissement de la trompette,

ni du bruit des paroles, tel que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’il ne leur en fût adressé aucune de plus, car ils ne supportaient pas cette déclaration : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée.

21         Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit : Je suis épouvanté et tout tremblant !

 

22         Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion,

–           de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste,

–           des myriades qui forment le chœur des anges,

23         –           de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux,

–           du juge qui est le Dieu de tous,

–           des esprits des justes parvenus à la perfection,

24         –           de Jésus, qui est le médiateur de la nouvelle alliance,

–           et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

 

Nous voyons bien ici ce qu’est cette fameuse « assemblée ».

–           Elle est spirituelle, et non physique !

–           Nous voyons aussi qu’il n’y a que ceux qui forment ce fameux « rassemblement de vous-mêmes », qui se sont réellement approchés de Jésus de la bonne manière, car ils l’ont fait en tant que Jésus « médiateur de la nouvelle alliance et du sang de l’aspersion ».

Si ce n’est pas ainsi, alors il y a très tôt de sérieuses déviations doctrinales qui s’installent.

25         Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux, 26 lui dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel.

27         Ces mots « une fois encore », indiquent le changement des choses ébranlées, -comme étant faites pour un temps afin que les choses inébranlables subsistent.

——

A partir de cette réalité, lue par « la vue d’ensemble de l’Ecriture à ce sujet », on peut alors se poser la question de savoir d’où vient ce langage, fait de sous-entendus et en forme de menaces, que les responsables religieux de ces assemblées dites « chrétiennes » assènent aux croyants qui désirent en sortir, de ces « assemblées », parce qu’ils ne trouvent pas là leur place.

N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns

Est-ce que ce n’est pas ce message-là qu’ils veulent faire entendre à celui qui cherche à se retirer de ce lieu pour raisons personnelles, isolant ce passage partiel de tout son contexte ?

D’autres vont un peu plus loin et font croire qu’en se retirant en arrière, c’est de Jésus Christ qu’ils se désolidarisent, et que de fait ils en viennent à se perdre soi même, jusqu’à perdre le salut qui nous a pourtant été donné gratuitement par Dieu en Jésus Christ.

Mais en fait, que dit exactement l’Ecriture par rapport à ce « rassemblement de nous-mêmes » duquel nous sommes exhortés à ne pas l’abandonner ?

L’Ecriture, dans cette épître aux Hébreux, -et sur plus de deux chapitres-, nous donne en fait toute une liste de cette assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux ; et c’est d’eux, ceux qui sont de la foi, que nous sommes invités à ne pas quitter ce « rassemblement », nous qui nous sommes aussi reconnus en eux dans la même foi.

 

22                  Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges,

23                  de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,

24                  de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

La voilà, au verset 23, cette fameuse assemblée dont l’auteur de la lettre parle. Il est question de tous ces « héros de la foi » qui sont venus avant nous et qui avaient leurs yeux dirigés vers la cité céleste.

La question est donc celle-ci : Comment est-il possible « d’abandonner une assemblée » dans laquelle on n’est pas d’accord, puisque de fait on ne marche pas sous le même régime. Je veux parler du régime de la loi qui est ambiant, et par conséquent qu’on ne se reconnait pas du tout dans la « vocation spirituelle » de ceux qui sont de cette assemblée ?

Non on n’abandonne rien dans ce cas, puisque nous ne sommes aucunement sous le même régime de vie ; savoir la foi au lieu du légalisme et son côté « forcé » des choses.

Ainsi nous serions-là, là présents de corps, mais pas présents en esprit avec ceux qui s’y trouvent ?… Qu’en pensez-vous ?

Mais allons plus loin dans le texte.

Le rassemblement de nous-mêmes, selon les Ecritures, ne peut être rendu vivant dans notre vie que si nous avons vu que la montagne dont nous nous sommes approchés par la foi n’était pas la montagne en feu du Sinaï, mais bien la montagne de Sion, la cité céleste, et que c’est sur cette montagne que se trouvent déjà tous ceux qui sont de la foi, dont nous sommes aussi par la foi en Jésus, et que c’est par elle que avons été rapprochés de Lui.

Dans Jean 17, Jésus a dit :

22-23          Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.

La voilà, l’image de ce fameux « rassemblement de nous-mêmes » dont parle l’auteur de la lettre aux Hébreux.

C’est donc de tous ceux là que l’auteur de la lettre aux Hébreux nous invite de ne pas abandonner.

Globalement cela veut dire : « Surtout ne vous éloignez pas de la foi » ; et non pas « Surtout ne quittez pas votre assemblée » ! Donc l’assemblée physique.

Parfois-même il s’agit de ne pas quitter le bâtiment et tout ce qu’il contient, tels que le perçoivent hélas beaucoup d’entre eux, encore.

« On va à l’église », disent-ils, comme s’ils étaient des gens à part de celle-ci.

Oui ce fameux « rassemblement de vous-mêmes », parle de cette même foi qu’avaient tous ceux dont il est parlé dans le chapitre 11 de cette épître.

Or la foi ce n’est pas matière, mais Esprit !

C’est de eux, ceux de la foi, ainsi que du Dieu vers Lequel se porte la foi, que nous ne devrions pas tomber dans la tentation d’abandonner cette assemblée, c’est-à-dire abandonner notre rassemblement avec eux, ceux de la foi qui nous ont précédés.

 —

Celui qui marche par la foi montre ainsi qu’il « voit dans l’invisible », de la même manière que tous ces héros de la foi qui marchaient vers la cité céleste ; et de ceux-là il y en a des myriades de myriades ; et il y en aura encore, tant que Jésus Christ ne sera pas venu chercher Son Eglise.

Le rassemblement de nous-mêmes, c’est « eux avec nous et nous avec eux » ; et le tout « en Christ en Dieu ».

Ce passage de Hébreux 10 est donc très clair : Ce n’est, ni dans un endroit, ni dans un temple fait de main d’homme, c’est-à-dire dans une assemblée/bâtiment, que les chrétiens sont appelés à se rencontrer ; mais tout d’abord à l’intérieur de la foi, et surtout de tout ce qui va avec l’esprit qui y règne.

Bien sûr, il existe des lieux où des croyants se rencontrent, mais de là à dire que c’est là « l’assemblée », alors c’est la preuve qu’une sérieuse et profonde dérive s’y est installée ! Et généralement c’est durable, sauf si quelqu’un se réveille enfin et agit en conséquence !

Sans cela on en vient alors à adhérer à un bâtiment religieux, plus qu’à l’esprit de foi qui devrait en être la principale substance spirituelle.

Ce qui est sûr, c’est que mélanger la loi et la foi dans un même message fera beaucoup de dégâts au « climat spirituel » qui est contenu dans le domaine de la foi, et fera tout pour en dénaturer l’Esprit, qui en est pourtant la force et l’apanage de tout vrai croyant.

Dans cette « assemblée » qui fonctionne sur le principe de la foi, si quelqu’un vient prendre contact avec ceux qui en font partie, il sera : Ou vite débarrassé de son légalisme, ou bien il fuira.

Par chance dans cette « assemblée » il n’aura pas reçu de mélanges et heureusement pour lui ! Alors un jour il pourra choisir, chose qui n’est pas possible lorsqu’on a reçu des choses mélangées.

——

Je voudrais juste ajouter que ce passage de Hébreux 10 : 14 Car par une seule offrande il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés, contient tout de même une clause qui n’est pas forcément évidente à voir.

Laquelle ?

Celle de croire.

Celle de croire en la valeur réelle de Jésus-Christ crucifié.

Croire à la valeur de la « seule offrande valable qui nous ait été donnée pour être sauvés ».

–           C’est la foi qui sait saisir la valeur de l’offrande ainsi présentée.

–           Et c’est aussi la foi qui se saisit de l’offrande toute entière, recevant en même temps son propre salut… par la foi.

–           Il n’y a aune œuvre ni aucun effort supplémentaire dans ce salut gratuit, qui est « par grâce par la moyen de la foi ».

Car oui, c’est véritablement une grâce immense qui nous est faite, de pouvoir recevoir notre salut uniquement par notre seule foi, celle qui nous a été elle-même donnée en cadeau.

Dans le texte de l’Ecriture, on peut aussi « percevoir quelque chose par le moyen de la foi ».

On peut voir que tous ces héros de la foi ne savaient pas réellement qu’ils avaient la foi.

Ils ne savaient pas qu’ils agissaient par elle, sinon ce serait marqué.

Non, c’est l’auteur de cette épître qui dit que ces gens-là marchaient par la foi. Or quand on marche par la foi ce n’est certainement pas par nous-mêmes, puisque c’est elle qui fait agir et diriger valablement les pas de notre vie.

En somme ce n’est pas nous qui portons la foi, mais c’est elle qui nous porte !

Oui c’est lui, l’auteur de cette lettre, qui voyait que ces gens marchaient par la foi, et il en donna alors les preuves pas les explications qu’il en donna.

Tout cela pour dire que nous n’avons pas besoin de « nous forcer » pour vivre et fonctionner par la foi. Et je trouve que tout cela est extrêmement reposant !

Alors on en arrive tout naturellement à ceci :

Etant justifiés par la foi nous avons la paix avec Dieu… (Romains 8 ; 1)

Quel repos !

Quel repos Dieu donne à celui ou celle qui croit en Lui !

Et dans c’est dans cet état d’esprit que ceux qui sont du « rassemblement de nous-mêmes » vivent, n’acceptant aucun compromis à ce sujet.

 

etre-en-paix-avec-dieu.com

 

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